En quarante-trois ans de pratique, j'ai vu plus de restructurations échouer dans la salle du conseil que sur le plancher. Elles échouent parce que les dirigeants qui les autorisent ne se sont pas posé trois questions.
1. Qu'est-ce que je règle qu'une réorg ne peut pas régler?
Les réorganisations déplacent des cases. Elles réparent rarement la confiance, ne clarifient pas la stratégie, et ne changent pas une culture de leadership qui a cessé de livrer. Si le vrai problème est l'un de ces trois-là, un organigramme n'y touchera pas.
“Un organigramme est la description d'une décision, pas son substitut.”
2. Qui vais-je perdre que je ne peux pas me permettre de perdre?
Toute restructuration a une seconde vague invisible : les départs volontaires dans les six mois qui suivent. Identifiez les cinq personnes dont le départ serait une perte structurelle, et ayez la conversation avec elles avant l'annonce, pas après.
3. Suis-je la bonne personne pour mener ce qui s'en vient?
C'est la question que je suis payé pour faire assoir aux dirigeants. Parfois, la réponse honnête est non. C'est aussi une forme de conscience.